Des contrats de travail
par Chloé le 9 février 2010, dans la catégorie Non classé
Ceci n’est qu’une ébauche d’un travail un peu plus poussé sur le droit du travail, et notamment sur la nature des contrats de travail, l’implication que cela a sur la vie des contractants, etc.
En commençant par la fin: les contrats de travail à durée indéterminée devraient être éliminés.
Décortication
Ces C.D.I. sont la source des inégalités de traitement entre personnes de capacité égale. Le CDI rend impossible le déménagement pour motifs professionnels. En effet, comment tenir 6 mois (durée d’une période d’essai) sans logement dans sa nouvelle région ? En particulier, comment tenir ces 6 mois à Paris ?
Le CDI crée aussi une inégalité de traitement entre indépendants et salariés. En effet, les assurances des bailleurs exigent le plus souvent que les titulaires de baux soient soit des entrepreneurs avec 2 ans de bilans comptables « suffisamment importants » (36 fois le montant du loyer en général) soit des salariés en « CDI confirmé » (de plus de 3 mois, ou de plus de 6 mois pour les cadres). Quid du jeune entrepreneur ? Quid du jeune cadre ? Doivent-ils pendant six mois ou deux ans vivre à l’hôtel en attendant de remplir les conditions ?
Le sentiment de sécurité de l’emploi créé par le CDI crée une inégalité de traitement entre « ceux qui sont » et « ceux qui ne sont pas ». Cette inégalité de traitement n’a pas de cause réelle.
Le CDI n’est pas une assurance de pérennité de l’emploi.
Toute société peut mettre la clé sous la porte du jour au lendemain : mort du chef d’entreprise, scandale financier ou judiciaire, dettes trop importantes.
Tout salarié peut du jour au lendemain être licencié pour faute grave: un assureur ne peut pas prédire que le contractant d’un bail ne va pas insulter gravement son supérieur, violer sa secrétaire ou piquer dans la caisse de l’entreprise, faits qui justifient un renvoi immédiat, et sans indemnités.
Payer son loyer est un acte volontaire
Les bailleurs et leurs assurances n’ont pas accès au taux d’endettement des contractants. Si les contractants sont déjà endettés à hauteur de 33% ou plus, il n’est pas assuré qu’ils aient les moyens de payer leur loyer. De même, des contractants malhonnêtes peuvent tout à fait décider de liquider leurs comptes en banque, leurs avoirs divers, et de disparaître en suspendant le paiement du loyer. Que l’on soit en CDI, en CDD, en contrat dit d’insertion ou indépendant, rien n’empêche quoi que ce soit.
Le sentiment de sécurité procuré par la mention C.D.I. n’est qu’illusoire. Les personnes sous CDD ou indépendantes paient aussi bien leurs loyers que celles sous CDI. Leur argent à la même valeur.
La situation actuelle empêche les personnes indépendantes (i.e. sans famille pour les supporter) qui ne veulent pas être employées en CDI, ou qui veulent être à leur compte de subvenir à leurs besoins essentiels (sans habitat, on ne vit pas !)
Vous pouvez appliquer le raisonnement que j’ai fait pour l’habitat au bancaire.
Supprimer le CDI, c’est aussi donner plus de souplesse et pour les employeurs et pour les employés. C’est adapter le droit du travail à la notion de mission et de service rendu. C’est supprimer la pantouflardise d’employés de bureau qui ne cherchent qu’à « effectuer leur boulot pépère », ce qui n’est bon ni pour eux ni pour ceux autour de qui ils se trouvent.
Supprimer le CDI c’est donner accès à l’emploi à tous ceux qui en valent la peine, quel que soit leur âge, car seules les compétences, la volonté de bien faire et de rendre un service comptent. C’est donner du dynamisme à l’entrepreneuriat et aux volontés individuelles.
Supprimer le CDI, c’est supprimer l’injuste inégalité de traitement entre ceux qui cherchent le confort et ceux qui sont dans une dynamique d’évolution.
La notion d’ancienneté, on peut s’en passer. On peut faire le choix de rester dans la même entreprise, si on s’y rend indispensable, comme on peut faire le choix d’aller vers d’autres horizons pour revenir plus tard. Les contrats peuvent être à reconduction tacite (comme votre abonnement de téléphone/Internet, votre contrat d’assurance ou Canal+
) pour donner plus de souplesse et de tranquillité d’esprit aux parties contractantes.
L’idéal serait à terme que chacun soit à son compte et puisse exercer librement toute activité. Simplifier la comptabilité, simplifier l’établissement d’une entreprise, alléger les charges pour encourager l’entrepreneuriat, etc.
Ca reste à discuter, mais je pense qu’une réforme du droit du travail en ce sens ne ferait pas de mal, même si ça ferait hurler les gauchistes. Ne plus donner l’excuse du manque de sécurité aux banques et aux assurances, encourager le dynamisme et l’innovation, ne plus faire du travail un esclavage mais une libération, ce n’est pas ultra-libéral, c’est ôter les chaînes des travailleurs.
Ceux qui se plaindront sont ceux qui craignent pour leur petit confort personnel, confort bâti sur l’oppression des autres, « ceux qui n’ont pas ».









février 9th, 2010 on 17 h 30 min
Intéressante réflexion qui si on la pousse un peu plus loin, pourrait tout aussi bien s’appliquer au travail sous contrat, donc imposable, pour justifier celui non déclaré, payé de la main à la main, sans aucune part pour la collectivité ni l’état censé la gérer au mieux, mais dont on constate avant tout, la corruption et le gaspillage manifeste au vu et au sus de tous, profitant du système pour faire payer la corde ou la balle, pour les pendre ou les fusiller, à ceux qu’il opprime sans la moindre trace de pitié.
A ce propos,
as-tu entendu parler du SEL, ou Système d’Echanges Locaux? Dont le but est de recréer du lien au sein d’un même quartier en privilégiant les échanges et services de proximité, lutter contre les abus de l’état en supprimant cette impôt inégalitaire et donc indéfendable qu’est la TVA… et des supermarchés imposant leurs prix aux producteurs pour augmenter leurs marges sans que ces derniers ne puisse en tirer le moindre bénéfice, les forçant le plus souvent à vendre à perte; ainsi que contre le gaspillage des ressources non renouvelables et la pollution entrainé par la mondialisation et ses effets pervers sur les emplois et l’économie via les délocalisations sabotant l’ensemble des économies reposant sur le travail libre pour privilégier ceux où le travail est forcé et obligatoire, dans des camps de prisonnier(e)s où le seul coût de main d’œuvre est celui des geoliers.