Chloé – Arts & Sciences

Non, un cheval ça ne se mange pas

par Chloé le 11 novembre 2009, dans la catégorie Vie

Non, un cheval ça ne se mange pas. Je ne mange pas de poilus, ni de résistants, ni même de soldats du FLN ou de la Waffen SS. Donc je ne vois pas pourquoi 20% de peigne-culs de la population française bouffent du cheval.

Un cheval, c’est un animal qui nous accompagne à la bataille. C’est un allié, un ami, et celui qui assure notre survie. La seule partie sans lâcheté de la Première Guerre Mondiale (c’est à la mode aujourd’hui il paraît) a été faite à dos de cheval ! Une charge de cavalerie !

Les champs, avant qu’on se mette à utiliser des machines polluantes, qui tournent au Diesel ou au Fuel et le sucent allègrement, étaient travaillés par des paysans accompagnés de chevaux (ou de boeufs).

Le cheval est appelé par beaucoup « la plus belle conquête de l’homme ». L’homme, qui a assassiné Gandhi, Jésus, Louis XVI et Marie-Antoinette, cautionne en masse l’assassinat de milliers de chevaux chaque année.

Les chevaux sur lesquels le turfiste moyen fonde ses espoirs sont les mêmes qu’ils retrouvent dans l’assiette de la honte ! En effet, les chevaux de course pas assez bons, ou trop vieux, se font éliminer, vendre aux abattoirs.

La Garde Républicaine, gloire de la France, vendait jusqu’en1988 les chevaux à la boucherie, après de nombreuses années de service. Jamais on ne donne au cheval, qui s’est donné pour se mettre au service des hommes, la juste rétribution de ses actions. La retraite des chevaux est encore trop rare.

Alors, non, on ne bouffe pas de chevaux. J’ai l’intention, la prochaine fois que je passe devant une boucherie chevaline, d’aller engueuler le boucher.

Les gueux et les merdes font comme ils l’entendent, mais je n’ai pas à laisser faire.


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